1 an après : le plein de news

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Il s’en est passé des choses depuis un an !

Pour nous, l’année 2012 a commencé le 14 février, jour de la Saint Valentin. Un bouquet de roses rouges a marqué le début de 9 mois d’une nouvelle expérience autant physique que psychologique.

Le contexte :

Après notre mariage, Éric et moi avons forcément pensé à l’étape d’après : les enfants. Nous voulions aller 3 semaines au Japon à la saison des cerisiers en fleurs en 2013. Donc pas de bébé avant notre retour du Japon, soit pas avant mai 2013.

Après avoir pris la pilule pendant de nombreuses années, beaucoup de personnes m’ont conseillé de l’arrêter au moins 1 an avant d’envisager de faire un enfant. Le but: ne plus avoir aucun composé chimique dans le corps.

En théorie : c’est bien. En pratique: … la pilule est quand même la meilleure contraception possible !

La découverte :

Un soir, après une soirée arrosée entre collègues, je me suis dit qu’il fallait quand même que je fasse un test car j’étais un peu en retard.

Ça tombait bien puisque la pharmacie de garde de l’Avenue de Clichy était sur ma route. Toutes mes copines m’avaient dit : « surtout achète un test de grossesse où le mot « enceinte » apparaît lorsque c’est positif, sinon, tu n’es jamais vraiment certaine du résultat ». Évidemment, il ne restait que des tests avec le fameux système de barres… Du coup, j’en ai pris 2 !

Arrivée à l’appart, Éric était tranquillement en train de bouquiner au lit. Je n’ai pas voulu le sortir de son moment calme pour ce qui aurait pu être une fausse alerte, alors j’ai été faire un test en « cachette ».

Résultat: un trait bleu foncé : normal mais aussi un trait bleu clair : pfff… mes copines avaient raison !

Obligée de demander l’avis d’Éric : je commence par lui tendre la boîte avec les explications sur comment lire le test, puis le stick (remarquez comme c’est toujours très hygiénique ces choses là…).

-« Éric, combien de traits comptes-tu sur le stick ? »

-« Ben, y’en a qu’un seul, non ? »

-« Regarde bien, j’ai besoin d’être sûre ! »

Regardant à 2 fois le stick et les instructions sur la boîte, Éric me regarde et d’un air crédule me dit « il y en a 2 ? »

Effectivement, mes copines avaient vraiment raison à 200% ! Au final, la nuit à été pleine d’interrogations.

Le lendemain, j’ai repris le 2ème test que j’avais acheté la veille et j’ai renouvelé l’expérience. Là, plus aucun doute possible, il y avait bien 2 barres bleues foncé.

Terre à terre, il me fallait absolument avoir une confirmation par prise de sang. Un week-end au ski s’est déroulé entre la prise de sang et le résultat. Un week-end sans une goutte d’alcool, et des crampes à répétition – pas génial pour dévaler les pistes ! De retour à Paris, le verdict est écrit noir sur blanc : enceinte de 4 semaines, date prévue d’accouchement estimée au 14 novembre 2012.

Les 3 premiers mois :

J’avais entendu dire que les 3 premiers mois pouvaient être marqués par un sentiment de grande fatigue, de nausées et de courbatures. Personnellement, j’ai ressenti certains de ces effets, mais pas tous.

Les nausées : oui, je m’en souviens encore… Matin, midi, soir, et même dans la nuit, les nausées ne m’ont jamais quitté en 3 mois. Je n’ai jamais été malade, mais j’étais plongée dans un monde nouveau : un monde où la bonne nourriture, les odeurs qui ouvrent l’appétit n’existe plus.

Un autre effet m’a particulièrement gêné : l’insomnie. Moi, grosse dormeuse depuis ma naissance, grande buveuse de thé, je ne pouvais pas m’imaginer insomniaque ! Donc : fini les excitants – théine et caféine et bonjour les potions relaxantes. Rien n’y a fait, j’ai simplement dû composer avec des nuits assez courtes.

La vie de jeunes mariés en a pris un coup ! Pas génial pour Éric de voir sa femme se balader dans l’appartement la gueule enfarinée, les yeux cernés, s’interdisant toute cuisine odorante (donc toute cuisine !) et s’affichant avec un nouvel accessoire : un seau (au cas où…).

Après 3 mois et 1 semaine les nausées ont disparu aussi vite qu’elles étaient arrivées, mais les insomnies sont restées (on ne peut pas tout avoir) !

 Les 3 mois suivants :

Alors que beaucoup de femmes prennent le temps de profiter de leur grossesse, apprennent à vivre pour elles et leur nouvelle fonction « d’enveloppe », moi j’en ai profité pour bosser davantage et montrer à certains machos qu’une femme enceinte n’était pas une handicapée inutile. D’ailleurs, j’avoue que les petites attentions particulières de certains de mes collègues (ne jamais me laisser debout, ne jamais me faire porter quoi que ce soit, …) me tapaient sur le système. Je ne voulais pas que cette différence se voit autrement que par mon ventre qui commençait à sortir par dessus mon jean. J’avoue avoir apprécié que mes deux chefs me permettent de travailler 2 jours par semaine de chez moi – mais pas pour me reposer – plutôt pour pouvoir bosser tranquille sans être dérangée toutes les 2 minutes. J’en ai fait des nuits blanches !

Avec le recul, je me dis que j’ai de la chance de travailler dans une telle équipe. Mes collègues attentionnés, souvent déjà parents, savaient exactement ce qu’il aurait fallu que je fasse. Têtue comme une mule, j’aurais mieux fait de les écouter !

En privé, je profitais de moments magiques avec Éric : les premières sensations, les premières petites chatouilles, les premiers coups de pied. Plus besoin d’une échographie pour se sentir « future maman » ! Le ventre s’arrondit un peu, et le jeu de cache-cache avec le papa commence. Au début, dès qu’Éric touchait mon ventre, bébé s’arrêtait de bouger. Puis Éric posait sa main pendant tout le film du soir, … et bébé s’est fait piéger – il a bougé ! Éric était aux anges, et chaque soir, le film était aussi l’occasion pour Éric de se sentir « futur papa » à son tour.

Dans les transports en commun, changement à 360° : les parisiens ne seraient pas autant dans leur bulle qu’on veut bien le croire ! Après être tombée dans les pommes sur la ligne 13 (mélange des odeurs et d’une rame plus que bondée), j’ai décidé de me faire une balade à pied tous les matins jusqu’à Saint-Lazare et rejoindre la ligne 12. Je n’ai pas eu à demander à m’asseoir une seule fois : il y avait toujours une personne pour me proposer sa place. Une remarque un peu comique : la majorité de ces personnes sont des femmes ou des personnes d’origine étrangère – les hommes français de plusieurs générations font semblant de ne pas voir (et après un coup d’œil se replongent assidûment dans leur lecture !).

31 juillet : première alerte : ma gynéco me dit « vous portez le bébé assez bas, le col est court : je vous arrête ! ».

C’est l’électrochoc : qu’est ce que cela signifie ??? Elle me rassure, me dit que puisque j’ai rendez-vous avec une sage-femme de la maternité mi-août, elle laissera le soin à la maternité de m’arrêter après un examen approfondi. Mais elle veut me revoir le 31 août.

17 août : fin de l’alerte. Le docteur me dit « si toutes les femmes enceintes se portaient comme vous, il n’y aurait pas de problèmes de grossesse ».

Donc, plus question d’être arrêtée, et je peux partir tranquillement en vacances chez les parents d’Éric aux Pennes Mirabeau (à côté de Marseille). Je reprends donc une vie « normale » – beaucoup de boulot, courses, ménage, cuisine, balades, copines, …

31 août: rendez-vous de suivi. Ma gynéco s’étonne que je ne sois pas arrêtée, mais suit le diagnostic de la maternité. Elle veut me revoir mi-septembre, avant le congé pathologique. Elle me dit : « entre moi et la maternité, vous serez bien suivie ! Cependant, gardez en tête que je vous arrêterais pour votre congé pathologique le 19 septembre ».

Les 3 derniers mois :

Il est temps que je prenne du temps pour moi !

Je me suis donc inscrite à des cours de yoga prénatal, j’ai priorisé les démarches de demande de crèche, les envies de déco de la chambre de bébé, la démolition et la reconstruction de la salle de bain pour bien accueillir bébé, et je me suis permise de faire une grande séance photo « gros bidou » avec Élisabeth (le cousine chérie d’Éric).

18 septembre: arrêt en congé pathologique. Je suis sur les rotules, tant physiquement (j’ai pris beaucoup de poids) que psychologiquement. Le rush du boulot est fini, mais les politiques internes font que l’implication de toute notre équipe n’a pas été saluée, remerciée ni même considérée. Je suis vidée, comme le reste de mes collègues, mais moi, j’ai une bonne excuse pour souffler 🙂

22 septembre : deuxième alerte. La sage femme de la maternité me dit « Votre col est modifié, il est extrêmement court et perméable au doigt, vous allez vous présenter aux urgences, nous devons savoir pourquoi le travail est à ce point avancé à ce stade de votre grossesse (33 semaines) – si vous continuez à avoir des contractions, nous allons vous garder jusqu’au 20 octobre (8 mois + 1 semaine). »

Je ne comprends pas ce qui m’arrive ! Éric me rejoint aux urgences et nous attendons notre tour. Plein de choses se passent dans nos têtes : la valise pas prête, la chambre du bébé pas finie, nous ne sommes pas prêts, pas maintenant ! Et puis on relativise… Au moins, je serais suivie, je pourrais prendre une vraie douche (la salle de bain étant toujours en plein travaux), je vais enfin savoir ce qu’est une contraction, et comment les reconnaître, …

Les examens révèlent un col de 12mm au lieu de 45 / 50mm, un bébé déjà retourné, et porté bas, mais aucune contraction. On me laisse donc rentrer chez moi avec l’obligation d’en faire le moins possible : pas de ménage, pas de popote dans la cuisine, pas de courses, pas d’escalier à monter ou descendre, pas de balade de plus de 15 à 20 minutes et une position assise / avachie ou allongée la plus part du temps. Plus le droit de voyager, même pour aller chez ma maman à 45 minutes de chez moi – repos total !

Conclusion:

Je n’aurais donc pas vraiment apprécié ma grossesse avec sérénité. Moi qui ne voulait pas être l’handicapée de service, me voilà bien attrapée !

Le point positif à cette situation: Éric fait tout dans l’appartement : la cuisine, le ménage, la vaisselle, les courses, … et ma maman fait tout le reste : le repassage, la livraison des médicaments, les achats nécessaires pour préparer la valise, la déco de certains éléments de la chambre du bébé, …

Baby boy réagit toujours aussi bien à la voix de son papa, et Éric s’en amuse ! Les coups de pieds et de poings se multiplient lorsque papa vient lui parler. Mon ventre est un centre d’amusement : sa déformation temporaire révèle un bébé qui s’amuse, qui s’étire, qui s’éveille. Aujourd’hui, nous avons hâte de voir enfin sa frimousse !

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