Novembre 2003 : Découverte de la Louisiane, LA

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La découverte de la Nouvelle Orléans et des alentours

Pour notre 1er thanksgiving, notre amie Erin nous a invité chez elle, au Texas. Nous avons donc décidé de faire un roadtrip jusqu’à Houston, TX : Nous avons été rejoindre l’autoroute du sud en traversant les état du Tennessee et du Mississippi pour arriver en Louisiane et faire notre 1er stop : Lafayette, LA.

Lafayette, LA, c’est la ville dans laquelle Eric et moi voulions faire nos études, et puis finalement, nous avons atterri en Arkansas. Nous nous devions donc d’y faire un tour.

Pourquoi Lafayette ?

Lafayette est au cœur du pays cadien (cajun) appelé région de l’Acadiane ou l’Acadiana. C’est un peu le peu de France qu’il reste à la Louisiane. Si la langue du quotidien est l’anglais, la population maintient avec fierté la langue française. La ville est jumelée avec plusieurs villes francophones de France, de Belgique, du Canada et de la Côte d’Ivoire. La ville participe avec dynamisme à la Francophonie internationale.

Et puis aussi, il faut le dire, l’université de Lafayette est une bonne université !

Entrée en Louisiane

En arrivant en Louisiane, nous n’avons pas résisté :

Le trajet n’a pas été de tout repos avec une crevaison dans le Mississippi, où nous avons eu beaucoup de chance qu’un garagiste puisse trouver un pneu d’aussi petite taille (nous n’avions pas de truck 😉 )

La Nouvelle Orléans

Après une nuit frigorifiée dans un Bed and Breakfast à Lafayette, nous visitons la Nouvelle Orléans, LA. C’était avant Katrina, avant le déluge.

Nous avons commencé notre visites par l’aquarium (c’est un de mes p’tits trucs : les zoos et les aquariums 😉 ), puis nous avons fait un tour dans la ville, quartier par quartier : le vieux carré, rue Bourbon, Jackson Square, les bords du Mississippi.

(cliquer sur les photos pour les agrandir)

La musique en pleine rue, l’architecture spécifique donne à la Nouvelle Orléans une atmosphère particulière. C’est assez magique.

Le soir, nous avions réservé une table dans Bourbon Street, et nous avons mangé de la soupe de tortue et de l’alligator – (aujourd’hui, j’ai une conscience qui m’empêcherai de gouter à l’un et l’autre de ces animaux …).

Cap sur la culture et l’histoire de l’Acadie

Impossible de passer à côté des plantations. Nous commençons par la visite de Laura’s plantation. Cette américaine détestait cette plantation et l’esclavage, aussi, elle a contribué à sauvegarder la plantation familiale tout en quittant l’état loin de son passé.

Cette plantation est une plantation française : reconnaissable par ces couleurs. Les cases des esclaves sont encore présente et assez édifiante.

Ensuite, nous avons visité une plantation anglaise, digne « d’autant emporte le Vent ». La plantation privée était vraiment magnifique.

Nous avons fini la visite par Vermillionville. Cette ville est une ville recomposée de maisons traditionnelles de la Louisiane Cajun.

La découverte de la Louisiane par la Nouvelle-Orléans, Lafayette, et Vermillionville nous a appris tout un pan de l’histoire américaine et française.

Connaissez-vous le grand dérangement ?

Les britanniques convoitent les terres des Acadiens et (pour faire court) se servent du conflit entre l’Angleterre et la France pour demander leur déportation.

Ils mettent alors en en œuvre une politique de la terre brûlée, détruisant bâtiments et récoltes, empêchant ainsi les Acadiens de retourner sur leurs terres. C’est un immigrant de la Nouvelle-Angleterre, Charles Morris, qui conçoit le plan de la déportation, qui consiste à encercler les églises acadiennes un dimanche matin, à capturer autant d’hommes que possible, à rompre les digues et à brûler maisons et cultures. Les hommes résistant à la déportation voient leurs familles menacées à la baïonnette. Les biens des Acadiens sont quant à eux confisqués. Plusieurs familles sont définitivement séparées. Les bateaux, indispensables à la déportation, sont pour la plupart loués à une compagnie de la Nouvelle-Angleterre et réaménagés pour l’occasion. Les capitaines étant payés au nombre de déportés arrivés à destination, ils ont tendance à surcharger les embarcations. La promiscuité, la noirceur, le manque de nourriture et l’humidité causent la mort de nombreux prisonniers alors que la plupart des bateaux n’ont pas de chirurgiens.

De 1755 à 1763, environ 10 000 Acadiens sont déportés. La plupart se retrouvent dans les colonies anglaises, en France ou dans les Antilles. Beaucoup meurent de maladie ou de faim à cause des conditions à bord des navires.

En 1764, les Britanniques permettent aux Acadiens de revenir s’établir en Acadie, à condition qu’ils prêtent un serment d’allégeance inconditionnelle et qu’ils se dispersent en petites communautés. Des centaines d’Acadiens retournent tout de même d’exil, rejoignant les 2 500 emprisonnés sur place ou ayant parvenus à se cacher dans les bois. Les anciennes terres ayant été concédées aux Planters de la Nouvelle-Angleterre, les Acadiens doivent accepter celles réservées à leur usage par les Britanniques ou fonder de nouveaux villages

Un livre à vous conseiller : Évangeline de  Henry Longfellow

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